Signés samedi, deux recrues du PSG hors du Trophée des champions

Ferran Torres et Mika Godts ont paraphé leur contrat vingt-quatre heures trop tard pour jouer à Bollaert, où Luis Enrique se passe aussi de João Neves.

Signés samedi, deux recrues du PSG hors du Trophée des champions

La liste des Parisiens convoqués pour le Trophée des champions face à Lens est tombée avec trois manques bien visibles : João Neves, Mika Godts et Ferran Torres ne feront pas le déplacement à Bollaert-Delelis, dimanche 16 août à 20h45. Luis Enrique s'appuiera sur un groupe d'une vingtaine de joueurs, largement calqué sur celui qui a soulevé la Supercoupe d'Europe quatre jours plus tôt.

Le détail qui pique, c'est le calendrier. Godts et Torres ont officialisé leur arrivée samedi, soit la veille du match. Les deux transferts représentent, ensemble, un investissement pouvant atteindre environ 105 millions d'euros : autour de 50 M€ pour l'Espagnol, jusqu'à 55 M€ bonus compris pour le Belge, selon ESPN. Deux recrues majeures, donc, arrivées vingt-quatre heures trop tard pour figurer sur une feuille de match.

Pour le supporter qui a prévu sa soirée, la conséquence est concrète : pas de première de Ferran Torres en rouge et bleu, pas de découverte de l'ailier ajacide, et un entrejeu privé de son métronome portugais. Reste une équipe qui vient de gagner un trophée européen et qui aborde ce rendez-vous en pleine confiance, dans un stade acquis à l'adversaire.

Pourquoi Neves, Godts et Torres ne joueront pas

Trois absences, trois raisons différentes. Aucune ne relève d'une blessure, ce qui est déjà une bonne nouvelle pour Paris à l'entame d'une saison chargée. Le staff parisien avait ramené un effectif au complet de la finale européenne, et le coach devait de toute façon écarter plusieurs éléments pour tenir dans le format réglementaire du groupe.

João Neves mis au repos

Le milieu portugais est simplement ménagé. Il enchaîne depuis des mois, entre club et sélection, et Luis Enrique a fait le choix de le préserver pour la suite. Ce n'est pas anodin : Neves est devenu l'un des joueurs les plus sollicités de l'effectif, et un Trophée des champions joué quatre jours après une finale continentale ressemble à l'occasion idéale de souffler.

Deux signatures arrivées un jour trop tard

Ferran Torres a paraphé un contrat jusqu'en 2031 et récupéré le numéro 9. Il retrouve Luis Enrique, qui l'avait dirigé en sélection espagnole, et il arrive auréolé d'un statut de champion du monde. Mika Godts, 21 ans, ailier international belge, s'est engagé pour cinq ans en provenance de l'Ajax. Officialisés samedi, ni l'un ni l'autre n'ont pu être inscrits à temps.

Le groupe parisien retenu pour Bollaert

Luis Enrique a convoqué trois gardiens, sept défenseurs et le reste réparti entre milieu et attaque. Bradley Barcola figure bien dans la liste malgré les rumeurs qui l'entourent depuis l'ouverture du marché. Les recrues déjà intégrées, comme Maghnes Akliouche et Lucas Digne, sont elles aussi du voyage, tout comme plusieurs jeunes du centre de formation.

  • Gardiens : Chevalier, Safonov, Longoni
  • Défenseurs : Hakimi, Marquinhos, Zabarnyi, Pacho, Nuno Mendes, Digne, L. Hernandez
  • Milieux : Vitinha, Fabián Ruiz, Zaïre-Emery, Mayulu, Dro, Beraldo
  • Offensifs : Dembélé, Kvaratskhelia, Doué, Barcola, Akliouche, Ndjantou, Mbaye
Signés samedi, deux recrues du PSG hors du Trophée des champions

Trophée des champions : la fenêtre de tir de Lens

Sur le papier, l'occasion est belle pour les Sang et Or. Jouer cette finale à domicile, devant un Bollaert plein, c'est un avantage rare dans une épreuve longtemps délocalisée à l'étranger. Le tirage de la LFP a désigné le stade lensois, rappelle Eurosport, et l'ambiance nordiste vaut souvent quelques points d'écart.

Sauf que l'infirmerie lensoise est chargée. Samson Baidoo est annoncé absent environ trois mois, Jonathan Gradit revient tout juste d'une grave blessure au genou, Jhoanner Chávez et Nidal Celik n'ont pas repris normalement avec le groupe. Odsonne Édouard, gêné aux adducteurs, restait incertain à la veille du match. Autrement dit, le déséquilibre d'effectif ne joue pas dans le sens qu'on croit.

Quatre jours après Salzbourg, un PSG déjà lancé

Mercredi 12 août, Paris a battu Aston Villa 2-1 à Salzbourg pour conserver sa Supercoupe d'Europe, grâce à Khvicha Kvaratskhelia et Désiré Doué. Enchaîner une deuxième finale en cinq jours, avec un déplacement en plus, use. C'est précisément l'argument qui justifie le repos accordé à Neves et la présence de plusieurs jeunes sur la feuille.

Le contraste est frappant avec les éditions précédentes du match, souvent disputées loin de France et en plein hiver, face à des équipes coupées de leur rythme. Cette fois, tout le monde est en pleine préparation, et Paris arrive avec de la compétition dans les jambes plutôt qu'avec de la rouille.

À quelle heure et sur quelle chaîne suivre la finale

Coup d'envoi dimanche 16 août à 20h45 au Stade Bollaert-Delelis, diffusion sur Ligue1+. Si vous regardez, surveillez deux choses : le rendement de l'entrejeu parisien sans Neves, et la capacité de Lens à exploiter les vingt premières minutes, quand le public pousse le plus fort. Les premières minutes de Ferran Torres et de Mika Godts, elles, attendront un autre soir.